19/08/2008

Les priorités pour Brest

La municipalité essaye de nous faire croire que le financement du tram sera indolore, puisqu'il se fera grâce au versement transport des entreprises et non sur les impôts locaux des citoyens. Rappelons que le versement transport est une taxe locale payée par les établissements publics et privés de plus de 9 salariés, et ne pouvant être utilisée que pour les transports en commun.

Le PS local entretient une sorte de fiction selon laquelle le financement du tram se ferait grâce à cet impôt peu connu dans un univers parallèle, sans conséquences pour l'économie brestoise. Cela est mensonger et immature car :

1) Le versement transport ne "disparaîtra" pas dans les entreprises. Selon le même principe que la TVA, il entraînera une augmentation des prix et/ou une diminution des salaires pour les Brestois. On peut remarquer ici que seuls les salariés des entreprises publiques de plus de 9 salariés ne sont pas inquiets d'une augmentation des prix de leurs services ou d'une diminution de leurs salaires.

2) Le versement transport élevé rendra l'agglomération brestoise moins attractive pour les entreprises que les communes immédiatement riveraines, où la totalité des autres impôts locaux est également inférieure. Il y aura donc une diminution des recettes de BMO non seulement pour le versement transport, mais aussi pour les autres impôts locaux, donc pour le budget général.

3) Même en supposant que l'économie brestoise reste stable pendant les 10 années à venir, il serait illusoire de penser que le versement transport à lui seul arrivera à financer les plus de 400 millions que coûtera le tram. L'inflation est passée par là, et ce n'est pas innocent si le site de la Semtram n'affiche le coût qu'en euros de l'année 2006. Il y aura donc forcément recours au budget général de BMO.

4) Puisqu'après les annonces gouvernementales nous sommes certains que l'activité va diminuer à Brest, et que le coût du tram au contraire ne pourra qu'augmenter, il deviendra donc impératif non seulement de faire appel aux recettes d'autres impôts locaux, mais aussi de procéder au sacrifice des dépenses d'autres services de l'agglomération. On perçoit ici le manque de souplesse de cet investissement lourd et à long terme : En cas de forte diminution de l'économie brestoise, on ne pourra pas vendre le tram, ni l'arrêter.

C'est donc l'une des conséquences néfastes du choix du tramway pour l'agglomération : dans un contexte de diminution des recettes et d'augmentation des dépenses, d'autres services municipaux seront sacrifiés. Et cela mérite de le répéter : d'autres services municipaux seront sacrifiés.

J'ai donc créé cette page pour établir au contraire ci-dessous la liste des services municipaux à améliorer, des services plus importants que le tram, et dont la dotation financière deviendrait possible si l'agglomération renonçait au tram. Cette page a vocation à s'étoffer au fil du temps, et je compte sur vous pour m'envoyer par email vos informations sur les besoins actuellement insatisfaits des Brestois.




LISTE DES PRIORITES BUDGETAIRES

Social

- Plus de crèches pour aider les parents qui travaillent

Habitat

- Isolation dans les HLM

- Poubelles de recyclage partout

Sports

- Piscine olympique

- Stade de football neuf