31/10/2007
Un programme européen parmi d'autres
Le choix du mode de transport tramway par la Communauté urbaine ne nous empêche pas, en tant que simples citoyens, de considérer rationnellement ce qui se fait dans les autres villes et en Europe en général, pour ce qui concerne les programmes à vocation environnementale subventionnés par la Commission européenne.
En effet, les subventions européennes sont devenues trop rares dans notre région (depuis l'entrée des pays d'Europe centrale) pour que nous puissions négliger les programmes à vocation technologique ou culturelle, afin d'essayer de compenser ne serait-ce qu'un minimum ce qui jadis nous était versé sur une base territoriale et sociale. Je plaide même pour la constitution, au niveau communautaire, d'une "cellule Europe" composée de quelques fonctionnaires, consacrée uniquement à examiner tous les programmes européens. Cette cellule devrait fonctionner de façon pragmatique et non idéologique, suivre les dossiers sur le long terme, se contenter de projets concrets et bien entendu rester méthodiquement protégée des clivages et aléas politiques au niveau européen.
A mon humble niveau, j'ai pris le temps d'examiner la plupart des programmes consacrés aux moteurs propres, et celui qui jusqu'à présent m'est apparu le plus intéressant est le programme Biogasmax. Ce projet rassemble à lui seul plusieurs avantages :
- réduire la pollution atmosphérique
- recycler les déchets organiques de la ville
- augmenter la part des énergies renouvelables
- ne pas augmenter le prix du carburant
- ne pas accaparer les terrains agricoles
La communauté urbaine de Lille vient justement d'inaugurer dans le cadre de ce programme un site exploitant les déchets végétaux des Lillois (tontes de gazon, tailles de haies, fleurs fanées, épluchures...). Ces déchets sont placés en fermentation dans un milieu sans air, le gaz qui en résulte est ensuite traité pour y concentrer le maximum de méthane, et les autobus viennent se servir en carburant sur un côté de l'usine.
Le méthane ne retourne pas dans l'atmosphère car il est transformé par les moteurs des bus. Selon l'ADEME, le biogaz est actuellement la meilleure solution pour la lutte contre l'effet de serre, devant le gaz naturel, l'ester, l'éthanol...
Ce projet a coûté 20 millions d'Euros, dont 7,5 proviennent de la Commission européenne et 4 seulement de la Communauté urbaine de Lille. Il alimente 150 bus, l'équivalent de notre flotte brestoise.
Commencé en 2004 pour une période de 4 ans, ayant rassemblé de nombreux partenaires européens qu'ils soient territoriaux ou thématiques, le programme Biogasmax arrivera donc à terme en 2008, et bien entendu sera remplacé par d'autres programmes européens pour la promotion du biogaz. L'agglomération brestoise serait donc idéalement placée pour s'y rallier, d'autant plus qu'elle bénéficiera de l'expérience technique des pionniers.
Plus généralement, sur une période de 30 ans à venir, il apparaît évident que de nombreuses innovations techniques auront lieu, et que des améliorations considérables seront apportées aux technologies qui existent déjà. Sans mésestimer la valeur du choix brestois, la vogue actuelle du tramway aura à-peu-près 30 ans lorsque nous inaugurerons le nôtre en 2012, et il serait peut-être judicieux de veiller à ne pas fermer la porte aux nouveautés pour une période tout aussi longue.

11:00 Publié dans Biogasmax | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Biogazmax, Biogaz, Bus, Tramway, Biogasmax, Brest, Référendum






