23/10/2008

Ca gaze et ça dégaze au Port de commerce

Dans ce blog, je vous ai présenté plusieurs fois le programme Biogasmax, et sa réalisation contrète dans la Communauté urbaine de Lille.

En parcourant les pages concernées j'avais vu la maquette de la centrale de valorisation des déchets organiques, mais je n'avais pas prêté attention à ce qui se trouve ci-dessous à gauche, car sur ce cliché ce n'est pas colorisé :

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En fait, plus à droite il y a la route et le parking où les bus viennent s'approvisionner, mais à gauche il s'agit d'un canal, qui permet l'arrivée et le départ de matériaux biologiques par péniches. L'ensemble fonctionne donc comme ceci :

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Le système de blogs du Télégramme, peu performant pour le visuel, aurait du me permettre de vous présenter l'image à une taille lisible, mais ne le fait pas. Vous la trouverez donc en plus grand (mais plus lourde à télécharger) ici. En contemplant cet aménagement ingénieux, en apprenant qu'en plus le chantier de construction s'était accompagné de travaux d'aménagement en espaces verts des rives attenantes, je me suis dit qu'il existait un site à Brest qui conviendrait bien à ce genre d'innovations valorisante à tous points de vue : le port de commerce :

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Je reprends par exemple ce schéma du site de la CCI pour vous donner une idée de l'aménagement actuel des quais:

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Mais il y a bien sûr à l'Est des espaces disponibles qui fourniraient une transition appréciable entre l'industrie du port commercial et la conscience écologique d'Océanopolis.

Alors, des péniches sur la rade ? Pourquoi pas, des barges au moins. Mais pour transporter quoi ?

Eh bien figurez-vous qu'à Brest, nous avons le Contrat de baie. Si les élus locaux étaient dynamiques et employables au 21ème siècle, ce contrat de baie ou contrat de rade serait un effort écologique intelligent et global pour rendre mutuellement cohérente la gestion de l'agglomération et de son bassin versant. Malheureusement, le PS étant au pouvoir, ici nous en sommes souvent réduits aux strictes mesures de la qualité de l'eau et aux procédures réglementaires, et bien sûr à des pots entre élus urbains et ruraux, avec bien sûr l'inévitable kyr royal. Kyr royal dont certains, me dit-on, sont friands.

Ne serait-il pas plus enthousiasmant de développer des cycles chimiques et économiques vertueux, par exemple que l'agglomération en aval commence à récompenser les exploitations agricoles qui déversent moins en amont ? Serait-ce excentrique au 21ème siècle ?

Une centrale qui produit du biogaz exploite des déchets organiques. Les exploitations du bassin versant produisent souvent trop de déchets organiques. Il n'y a pas que cette solution mais celle-ci serait à la fois valorisante pour la rade, peu chère pour la ville et rentable pour les exploitations. Enfin ce serait intéressant à creuser, quoi. Au moins à envisager, à demander une étude, un rapport. Enfin on aurait l'air moins minables au port qu'avec la Carène et les "peintures" de Paul Bloas. Ce serait même visuellement gratifiant, ça se verrait du pont de Plougastel, de la gare...

En plus, cela fait partie de l'histoire de la rade de Brest, d'organiser des flux de matériaux. Par exemple le bois qui partait de la forêt du Cranou et embarquait au Faou. La forêt du Cranou, un exemple précoce d'exploitation durable, dans l'objectif des gestionnaires de l'Ancien Régime d'assurer la continuité des approvisionnements pour les chantiers de la Royale sur la Penfeld.

Plus j'y pense, plus la solution biogaz m'apparaît vertueuse, et en plus singulièrement adaptée à la situation de Brest. Et ça peut même devenir beau.

Dès qu'on pense en dehors de l'influence du PS brestois, des solutions attrayantes apparaissent. Ca fait mal au coeur, vraiment, un tel gâchis.

Sérieusement, si on se débrouillait bien au niveau des subventions, on pourrait même en faire deux, des centrales au biogaz : une au nord, concentrant les déchets de jardin et alimentant les véhicules techniques de la ville, et une au port, en vitrine, avec le dépôt des bus bien visible.

Commentaires

La problématique brestoise est que certains élu-e-s ont intellectuellement considérés que le biogaz n'était pas un système potable. Politiquement, il leur fondamentalement impossible de dire aujourd'hui que cette technologie puissent être utilisée à Brest sans se désavouer. De là à commander aujourd'hui une étude sur le sujet, cela risque de ne pas être à l'ordre du jour de cette mandature. Faut tout de même continuer à assurer le gîte et le couvert.

Vert de rage.

Ecrit par : Chris Perrot | 24/10/2008

Un jour, j'ai fermé les yeux et rêvé d'une belle maison, ou l'on pourrait tous vivre bien ... mais quand j'ai réouvert les yeux, elle n'était pas là ...
Ben oui, entre deux kirs royal, il m'eut fallu soulever des briques, mettre ses petites mains dans le ciment et le platre et pour finir se faire quelques tache de peinture sur le paleto ! !
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Moi aussi je partage le rêve de trollibus ... et je ne suis pas le seul ... pour autant, cela n'empèche pas que le chemin sera surement long pour y arriver. C'est cela la différence entre le rêve et la réalité.

Cordialement

Ecrit par : Thierry | 24/10/2008

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