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13/08/2008
La solution biogaz
Presque un an s'est écoulé depuis mon premier article sur le biogaz, que je vous invite à relire car il reste d'actualité. La municipalité n'a toujours pas produit d'avis sur cette solution moins chère, plus écologique et de surcroît subventionnée.
Au contraire elle continue à entretenir depuis octobre dernier une certaine confusion entre biogaz et bioéthanol. Rappelons-le encore, le bioéthanol est une production agricole dédiée à l'énergie, le biogaz vient des déchets d'autres productions. Le biogaz vient de vos épluchures de pommes de terre, par exemple. Vous n'achetez pas vos pommes de terre pour obtenir des épluchures.
Une erreur publiée est une erreur, une erreur qui reste publiée sur un site officiel pendant plusieurs mois après avoir été signalée, et vu les compétences scientifiques en place, cela ressemble à de la désinformation. Cela est particulièrement grave en raison de l'incapacité probable de Brest à payer le tramway dans les années à venir. Le refus d'une étude sérieuse sur les solutions alternatives sera signalé lors de l'enquête d'utilité publique.
Le centre de valorisation des déchets de Lille fonctionne aujourd'hui sans problème. Il alimente une flotte d'environ 150 bus, l'équivalent de notre flotte brestoise. L'investissement aura coûté 75 millions d'euros (en tout, avec les bus) pour desservir toute l'agglomération, à comparer avec les plus de 400 millions d'euros que coûtera le tramway brestois pour une seule petite ligne. En plus, il permet d'économiser 4 millions de litres de diesel par an, et produit 34 000 tonnes de compost par an, destiné aux cultures. Bien évidemment, il fait déchetterie pour les déchets organiques de la ville (tontes de jardin, épluchures de cuisine...).
On voit donc que l'investissement de départ est à minorer selon l'économie d'hydrocarbures ensuite, la production d'engrais agricole, et la fonction de déchetterie traditionnelle. Mais ce n'est pas tout, la Communauté urbaine de Lille a reçu pour cela des subventions européennes, grâce au programme Biogasmax. Ce projet a attiré l'admiration de nombreux responsables des transports publics dans le monde entier, sauf à Brest avec François Cuillandre, toujours toujours toujours en retard et dépensier, toujours porté vers le mauvais goût et la dégradation de sa ville.
Quand on sait que la municipalité lilloise est PS, on perçoit mieux le très bas niveau technique et politique du PS brestois. Disons-le tout net : rien ne nous oblige à choisir un projet plus cher, moins efficace et moins écologique. C'est une responsabilité personnelle, un choix personnel de faire moins bien.
Le programme européen Biogasmax s'achève en 2009 et, vu le succès, de nombreuses municipalités européennes se placent sur les starting-blocks afin de bénéficier des subventions du programme suivant, qui sera probablement plus conséquent en raison de l'urgence pour l'Europe d'économiser sur les importations d'hydrocarbures. Tout le monde s'active, sauf la municipalité de Brest qui freine des quatre fers afin d'éviter le progrès. Nous avons perdu la majorité de nos subventions européennes depuis l'arrivée des pays d'Europe centrale, et la municipalité brestoise refuse de présenter un dossier pour une solution subventionnée et techniquement souhaitable.
Dans le cas breton, nous aurions la possibilité de développer en plus une filière universitaire de valorisation des déchets agricoles, afin que chaque ferme à l'avenir puisse être équipée en biogaz. Cela permettrait d'économiser du carburant pour nos ventes de produits finis, de mieux gérer les déchets d'exploitation, et les transformations fourniraient du travail dans le BTP. Mais apparemment la compétence des universitaires s'éteint dès que la possibilité se présente de contrarier le PS brestois.
Le progrès est en train de passer devant nous. Il est donc probable qu'une autre municipalité de Bretagne occidentale adoptera la solution biogaz avant Brest, donc réduira ses coûts de transports alors que Brest sombrera dans la dette, tout en parvenant à un meilleur résultat écologique et à une meilleure desserte pour son agglomération. Ainsi évoluera la soi-disant "métropole", dont les élus étaient si raffinés et cultivés qu'il lui donnèrent un nom de pizza pas chère : Brest Métropole Océane....
10:55 Publié dans Biogasmax | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tramway, Référendum, Biogaz, Biogasmax, PS, Bus, Brest







Commentaires
Voilà une vraie bonne idée pour propulser nos véhicules. Ecologique, et probablement économique à terme, car effectivement cette usine de biogaz serait susceptible de réduire notre dépendance au pétrole. Cette solution serait bien évidemment également applicable à l'intégralité du parc de véhicules municipaux et communautaires (bennes à ordures, PL, VU).
Enfin nos véhicules ... ceux que nous devrons acheter. Car il y a un volet investissement (usine + matériel roulant) à ne pas négliger.
Mais tout ceci est hors sujet : on ne résout en rien la question de fond que vous soulevez, à savoir : quelle solution technique (infra + matériel roulant) pour transporter 45 000 voyageurs par jour ?
Ecrit par : leolelionceau | 25/08/2008
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